Citations

la bataille hadopi

La fusion des universités fait parler d’elle

Le 13 octobre 2008 par "Diderot en verres miroirs"

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nfin, des nouvelles de la fusion des universités de Strasbourg. C’est que cette fusion s’est faite discrètement, tellement discrètement qu’à Strasbourg, on ne s’en rendait qu’à peine compte. Mais heureusement, Telerama en parle : http://www.telerama.fr/monde/a-strasbourg-une-universite-en-fusion,34246.php.

Pour des informations plus précises, mais plus parcellaires, on peut également lire les journaux de l’université de Strasbourg, nommée originalement UDS : http://demain.unistra.fr/lettre-information.html

Et aussi, l’UDS a mis en place sa première assemblée constitutive : http://www-ulp.u-strasbg.fr/actualites/index.php/2008/09/22/1413-premiere-assemblee-constitutive-universite-strasbourg

Université de Strasbourg : un désert de communication

Le 08 décembre 2007 par "Diderot en verres miroirs"

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vant il y en avait trois : les universités Louis Pasteur (sciences de la nature), Marc Bloch (sciences humaines) et Robert Schuman (droit et économie). En 2012, il n’y en aura plus qu’une : l’Université de Strasbourg. Un chantier énorme au bout duquel plus de 10 000 salariés et on ne sait combien d’étudiants seront gérés par un seul et même organisme . Un site internet (demain.unistra.fr) rend compte de cet énorme chantier, et au vu de ce site, cet énauuurme chantier tient plutôt dans la main d’un petit enfant de quatre ans.

Heureusement, la presse nationale s’y intéresse : le 16 novembre 2007, une émission de radio de France Culture, « Travaux Publics », a enfin permis aux protagonistes de s’exprimer. Mais, au vu des prises de parole sur le forum de l’émission, ça n’a pas fait que des heureux. Et puis, l’émission parle essentiellement (du moins dans sa première partie) de l’histoire des universités de Strasbourg. Alors, on se fait des ronds de jambe, il ne faut froisser personne : pharmacologie et chimie font soudain bon ménage avec histoire et théologie. Mais, dans la réalité, ce sont les sciences que les humanités aiment à trouver « dures » qui ont la part belle.

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La grande muette

Le 10 novembre 2007 par "Diderot en verres miroirs"

L

a grande muette : ce qualificatif affectueux est habituellement attribué à la plus ancienne de nos instituttions, l’armée, pour désigner l’absence quasi complète de parole de ses hautes instances, et de ses membres. Le plus petit problème, la plus petite incartade sont immédiatement tus par l’ensembel de ses membres, à quelques rares exceptions près. Quel charmant sobriquet.

Aujourd’hui, une autre institution pourrait être qualifiée de la même façon : l’Université. Tout étudiant primo-arrivant est surpris par l’absence d’informations qu’on lui délivre pour son inscription. Cela s’est amélioré bien sur, mais il existe encore des universités dans lesquelles il faut mieux arriver tôt dans la queue (avant 5 heures du matin ) pour avoir la possibilité d’avoir des conditions d’inscription potables. Il faut également mieux connaitre les lieux la veille pour savoir où on doit se diriger une fos les premières démarches effectuées. Un parcours du combattant digne de l’armée de terre.

Ca continue tout le long d’une longue scolarité : numéros de salles de cours ou d’amphis non communiqués, noms des profs, changements de programmes au dernier moment, rien n’est dit, et il est des parcours d’apprentissages qui ne sont pas de tout repos. Evidemment, pour ceux qui arrivent au doctorat, ça forme le tempérament. Pour bon nombre de doctorants, c’est une fatalité qui les poursuivra tout au long de leur vie universitaire, pour peu qu’ils suivent une carrière : Maitre de conférences, Professeur, etc.

Ce manque de communication influe à nouveau aujourd’hui sur la vie des universités. On en voit des traces ici et là : universités en grève, droits d’inscription illégaux dont il faut pourtant bien régler la note (Université Marc Bloch Strasbourg), grogne chez les universitaires strasbourgeois (pour cause d’unification des universités sans aucune concertation ni transparence de la part des hautes instances).

Pourtant, cette fameuse communication, on en fait les choux gras. Sarkosy en est le prince français actuel (si si) on vend parce qu’on communique, la vie des entreprises en est rythmée, et même si le conteneu fait parfois défaut, on communique. Dans les blogs aussi … alors, pourquoi, cette communication universitaire est-elle si nulle ? Autant non-avérée ? L’Université pense-t’elle donc que seule la communication institutionnelle pourrait à elle seule permettre une expression transparente ?

C’est franchement pénible …

E

n voilà une nouvelle : un enseignant-chercheur démissionne de l’Université !! Un poste pourtant confortable, cool, pour lequel il a du pourtant batailler.
Vous retrouverez en suivant ce lien l’entièreté de l’article paru dans Liens-socio. Un peu long, certes, mais très révélateur. J’espère que Mr Dunézat aura encore envie de s’exprimer librement, comme il en a envie, sur Scienceblog.

Pour lire l’article en entier, suivre le lien

De nombreuses choses passionnantes y sont écrites. Probablement, nous écrirons, moi ou d’autres, des commentaires (et encore d’autres) sur ce texte. Mais dès le début, une chose est frappante : un lieu d’enseignement comme l’Université met en place un autre type d’apprentissage parallèle (que celui des matières à apprendre) : celui de stratégies en vue de devenir Maitre de Conférences, puis professeur, ou, éventuellement, Ingénieur de Recherche (ce qui est peut être moins bon en terme de carrière mais meilleur, car moins d’enseignement). Eventuellement, cet apprentissage permet au carriériste la façon de s’avilir personnellement, selon l’auteur, en acceptant des enseignements qui peuvent être payés avec des coefficients de 1 à 5 selon le statut de la personne recrutée. Mais il faut s’avilir, mais pas trop, parce que sinon, on ne sera jamais accepté comme membre de cette communauté à laquelle on se prépare à appartenir. Cet apprentissage n’est pas récent, et en fait, a toujours existé. En travaillant sur une exposition, « Ferdinand Braun, un Nobel cathodique », je m’étais rendu compte qu’au XIXème, pour devenir un équivalent de maître de conférence en Allemagne, il fallait passer par un statut de privatdozent, et faire profil bas et, en même temps, devenir un « local », ce qui mettait du temps si vous veniez de Berlin et que vous travailliez à Strasbourg. Bref, les mécanismes décrits par monsieur Dunézat ne sont pas récents, toujours d’actualité et méritaient d’être redits.

Probabalement, la philologie est un sport assez courru en recherche, je ne me risquerai pas, n’étant pas moi-même chercheur, à faire du commentaire de commentaire de commentaire etc. Mais il est toujours intéressant de lire les commentaires de maitres de conf ou de profs pas bien dans leurs bottes face à ce réquisitoire. Entre autres, les commentaires qu’on peut lire sur le blog de Baptiste Coulmont.

Il y aura encore beaucoup d’autres choses à dire. Commentaires bienvenus.

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