Citations

la bataille hadopi

L’Université possède t’elle une culture d’entreprise ?

Le 29 décembre 2011 par "Diderot en verres miroirs"

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n lisant ce blog que je viens de découvrir en recherchant notamment les raisons d’une démission d’un ex vp de la présidence de l’UHA et des articles concernant l’unification, ratifiée désormais de l’Université de Strasbourg et de l’UHA (Université de Haute-Alsace) que j’ai eu cette idée. Manifestement, la personne en question, Pierre-Alain Muller, s’implique fortement dans son Université (sinon, il n’aurait pas accepté d’occuper ce poste). Il connait le tissu social qui l’entoure, il le comprend et en interprète les fondamentaux. Il soupçonne que l’unification avec l’Université de Strasbourg n’en affaiblisse la portée. Il interprète la position de Strasbourg comme étant hégémonique, et j’adhère à cette idée. Il tente de savoir comment fusionner AVEC Strasbourg, et pas fusionner À Strasbourg : louable position, toujours défendue par le faible.

Que peut faire une Université quand, au sein d’un processus comme celui-ci, elle doit défendre son identité ? Doit-elle se conformer socialement aux modèles de l’acquéreur, comme dans le cas d’une fusion-acquisition dans le secteur privé ? Doit-elle au contraire tenter de réaffirmer son identité spécifique (fonderies de Gandrange et Florange dans le cas d’ArcelorMittal) ? Cette identité spécifique existe-t’elle d’ailleurs ?

Dans tous les cas, cette étude d’une culture d’entreprise propre à une université petite mais dynamique mais noyée dans une grande Université conservatrice pourrait servir de modèle d’étude pour une thèse dont le sujet serait : « La culture d’Entreprise des Universités : étude d’un cas particulier, l’a fusion de l’Université de Haute-Alsace avec l’Université de Strasbourg« .

Pourquoi cette étude ? Si une université possède une culture d’entreprise, alors elle eput être comprise comme un corps social, et cette découverte implique de nombreuses conclusions issues de la sociologie du travail, et des ressources humaines en général. Si au contraire cette culture d’entreprise ne le serait pas, ou tout au moins aurait des spécificités observables et décrites, toute gestion humaine dans les universités devrait alors être étudiée précisément, et les « recettes » des cabinets d’expertises ne plus être appliquées aveuglément.

Belle de jour et anthropologue

Le 06 décembre 2009 par "Diderot en verres miroirs"

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a a fait scandale en Angleterre : une chercheuse se prostitue pour gagner de l’argent et continuer son sacerdoce. Elle devient son propre sujet d’étude. Elle est interviewée dans le Guardian et raconte sa double vie aussi dans son blog. Bon, faut bien le dire, elle profite du buzz actuellement, car elle a également publié un livre de conseils : « Belle de jour’s guide to men« .

A la lecture de son blog, son travail ressemble aussi à de l’anthropologie. Elle change son sujet d’étude, mais pas son cerveau de chercheuse. La bonne ou mauvaise qualité de l’étude (je ne suis pas spécialiste du domaine), ou son sujet n’enlèvent rien à la méthodologie (et ces commentaires n’ont aucune espèce d’ironie ou de cynisme). On peut lire ici ou là que c’est un objet de scandale, une chercheuse qui parle de sa « vie nocturne ». Dans un billet de Tom Roud grâce à qui j’ai eu connaissance de cette histoire (merci Tom), on peut lire : « mais lorsque même des doctorants/docteurs se prostituent pour l’argent, peut-on dire qu’il y a vraiment quelque chose de pourri dans le monde de la recherche en particulier et dans notre société en général ? ». (Lire la suite…)

J

e démarre aujourd’hui une nouvelle catégorie de sujets de recherche. L’idée est de proposer dans n’importe quelle discipline un sujet de recherche. Des questions que je me pose, des études et analyses dont j’ai besoin, ou bien la curiosité la plus pure, voire un clin d’œil à une façon stupide de « questionner la nature » … voici quelques motivations qui guideront l’écriture de ces sujets de recherche.

Ce premier sujet de recherche serait consacré à la science sous la RDA. Je vais vous avouer un secret : la date la plus importante, celle que e porte le plus dans mon cœur, eh bien c’est le jour de la chute du mur de Berlin. Je suis né un neuf novembre, et mon coeur a battu, mes larmes ont coulé, en voyant cette immense fête médiatique (les est-allemands venant pour la première fois en ouest allemagne quasi en direct, et c’était ça aussi une grande nouveauté), me rendant bien compte que j’avais toujours vu ce mur qui séparait notre esprit en deux parties également européennes. Pour qui était fervent européen, cette date représente le plus grand potentiel possible d’utopie. Nous savons aujourd’hui ce qui en est, hum hum. (Lire la suite…)