Citations

la bataille hadopi

Un retour vibrant et jouissif

Le 20 décembre 2011 par "Diderot en verres miroirs"

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pour commencer cette nouvelle saison, démarrons par la petite nouvelle de la Nouvelle Edition sur Canal +, Valérie Toranian, et de ses promotions effrénées d’un féminisme décomplexé, souriant et salutaire. Ici, c’est la promo d’un petit film sympa qui raconte la rencontre entre jouissance et science par le biais d’un vibromasseur, invention plus ancienne qu’on ne l’imaginait. Je vous en dirai plus quand je l’aurai vu, mais d’ors et déjà, il semble y avoir dedans un peu de The Dish : une science intégrée dans le quotidien, loin d’être infaillible, étonnante avec un recul temporel, mais surtout, un savoir qui fait, malgré erreurs et fausses pistes, partie intégrante du sang humain …

Protocole aimé

Le 04 novembre 2009 par "Diderot en verres miroirs"

Première de couv Le protocole compassionnel

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n débutant cette autobiographie, cette autofiction va savoir, je sais, pour avoir lu « À l’ami qui ne m’a pas sauvé la vie », que lorsque débute l’histoire, l’auteur est malade du SIDA. Je sais également qu’il est mort peu de temps après l’écriture de ce livre (décembre 1991, 10 mois après sa publication). Je sais enfin de lui qu’il a une image dure de quelqu’un qui n’aime personne, et qui fouaille dans les tréfonds de son être pour en faire de la matière livresque. Ce que je découvre, c’est un protocole extraordinaire, vu des yeux du malade, le protocole de la compassion qui soigne, à défaut de guérir : « Le protocole compassionnel » de Hervé Guibert.

Qui dit protocole dit activité cartésienne : on se pose une question, on tente de la préciser, puis on tente d’y répondre avec méthode, esprit critique, etc. Qui dit compassion dit affect : c’est la réponse du cœur au malheur, de la douceur d’une être humain à la souffrance d’un autre. Quel est donc ce mélange de cartésianisme et de sensibilité, quel est ce protocole qui permettrait à la compassion d’exister ?

Pour que le lecteur ne tombe pas dans une compassion facile, Hervé Guibert brouille les cartes. Il n’a pas de ligne chronologique, ou plutôt la ligne chronologique disparait, seul son état semble s’améliorer. Il décrit comment la compassion soigne sa souffrance, par les petits gestes de ses proches et de ses thérapeutes. L’absence de chronologie ne permet jamais de savoir à quel moment de son histoire on assiste : est-il à l’article de la mort, est-il en rémission, va t’il physiquement bien ou mal, a t’il déjà supporté cette fibroscopie-viol ? Ne comprenant pas l’enchainement des évènements, le lecteur peut se concentrer sur l’essentiel : comment la compassion aide en fin de vie.

Peut alors commencer cet incroyable voyage dans le soin médical. Comment le malade s’approprie le vocabulaire attenant à sa maladie : numération de T4 (et ce qu’implique le décompte de ces cellules), fibroscopie, narcotèse, et tant d’autres. Ces mots s’invitent dans une vie, de gré ou de force, dès lors qu’on est soigné. L’ignorant devient amateur d’une discipline scientifique, il y voit son intérêt, il apprend les mots et les comprend sans effort. Il finit par comprendre sa maladie telle que son médecin la perçoit, s’en approprie le sens. Ces mots identifient la maladie, et tissent le lien qui unit le patient au thérapeute. Ils deviennent terreau d’un jardin secret que le malade partage avec son médecin. Et Hervé Guibert de tomber amoureux de son docteur, Claudine Dumouchel, lui qui n’avait pour l’instant aimé que des hommes. Doucement, les rencontres de Hervé et Claudine tissent un lien thérapeutique complexe. Et qui font du bien à Hervé. Un protocole compassionnel.

Du coup, cette compassion finit par se retrouver partout : les amis qui aident, les gens dans le métro, les lecteurs qui apportent qui des mots gentils, qui une maison au bord de la mer pour quelques jours, qui la rencontre avec un guérisseur improbable, qui des médicaments (et leur histoire en elle même est spéciale).Ce qui sauve – temporairement – la vie de Hervé, ce ne sont ni les médicaments, ni les médecins, ni les protocoles de recherche, mais cette compassion qui traverse la société et aide les malades atteints du SIDA, quelle que soit l’origine de leur maladie. En ces temps, cette lecture fait du bien.

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A working class hero …

Le 18 septembre 2009 par "Diderot en verres miroirs"

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s someting to be » diraient John Lennon ou Marianne Faithful. Je suis en colère. Voici pourquoi.

lombardLa nouvelle polémique sur le suicide au travail chez France Telecom nous rappelle à notre complète incompréhension de nos semblables, à la possibilité de pouvoir taire nos peurs au delà du possible. Le suicide ça fait peur, et un travail qui provoque le suicide, c’est odieux. Et votre patron qui traite ce phénomène de « mode », rend la chose encore plus scandaleuse. Et les médias, tentant de comprendre les raisons de ces suicides en cascade, (même si rue89 démend cette approche http://eco.rue89.com/2009/09/17/est-ce-quon-se-suicide-plus-a-france-telecom-quailleurs) n’améliorent hélas pas la chose. Et il y a 23 suicides (eh, le nombre est en lui même diabolique, non ?). Quoiqu’on puisse tenter de dire ou de faire, la réponse à la mort que se donne lui-même un homme ou une femme paraît odieuse.

Il semble que pour le suicide, la science ne puisse se placer sur un terrain objectif. Et pourtant …

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Tous au Tamiflu

Le 14 août 2009 par "Diderot en verres miroirs"

B

on, alors maintenant, vous le savez tous, une épidémie pandémie de grippe particulièrement virulente est arrivée sur notre territoire, et ça se sait, contrairement au nuage radio-actif qui lui, ne se voyait pas. Les généralistes sont sur le pied de guerre et reçoivent du gouvernement informations, recommandations et paranoïa. Il faut l’espérer, nos médecins le sont moins (parano). Mais d’un autre coté, on ne sent pas chez nos amis thérapeutes l’envie flagrante de se former en permanence, malgré que leur formation continue soit une obligation légale. Cette formation n’est d’ailleurs pas franchement assumée par les pouvoirs publics, préférant laisser le petit aux entreprises pharmacologiques qui financent très bien elles-mêmes (merci). À tel point que je me demande si ces dernières ne profitent pas d’un effet d’annonce : nous allons tous crever. Pour plus d’informations suivez le lien : http://www.sentiweb.org/.

Et pour rire un peu, voici une jolie musique qui m’est fournie par ma généraliste préférée (qui n’est pas mon médecin traitant), et qui m’a bien fait rire. Dany Moreau est le jeune imitateur qui a interprété cette chanson, s’il voit ce lien qu’il me fasse signe s’il n’aime pas que ses oeuvres soient sur Internet, j’agirai. Quant à l’écrivain de cette oeuvre, qui est-ce ? Qu’il se signale !!


Tamiflu : 3′33. Télécharger.
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Etude CASS-CHOU : pétons un coup

Le 13 août 2009 par "Diderot en verres miroirs"

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ions un peu !!

Ma cousine m’a envoyé ce petit plaisir de lecture scientifique visant à créer une blague de toutes pièces qui a le goût de l’étude scientifique, l’odeur d’une étude scientifique, mais qui n’est pas une étude scientifique. Et pour les péotiens, l’angor mésentérique , c’est le mal de bide qui peut conduire … au pet, bien sur.

Ces blagues potaches ont régulièrement cours chez nos amis chercheurs en médecine. Mais ce qui est encore plus amusant, c’est que, malgré que les auteurs aient eu soin d’ajouter à cet article avril et poisson comme mots clefs, ils sont présentés très sérieusement par des moteurs de recherche de publication (http://cat.inist.fr/?aModele=afficheN&cpsidt=9985338 et http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/10337210 par exemple). J’aime !