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la bataille hadopi

Devenir cartographe

Le 24 novembre 2009 par "Diderot en verres miroirs"

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ette nouvelle idée qui n’en est pas une : profiter de la communauté d’amateurs en astronomie et astrophysique pour effectuer une cartographie précise de … Mars, voici le projet Web de la Nasa qui a été mis en ligne récemment (http://beamartian.jpl.nasa.gov/).

On connaissait jusqu’à présent l’utilisation des communautés pour donner des informations de territoire (restos, bâtiments, monuments, etc.) avec Google Earth, pour créer des bâtiments en simulation 3D pour des jeux en ligne (Flight Simulator), et bien d’autres appels aux communautés en matière de cartographie. De la même façon, les projet SETI ou d’autres permettaient à des amateurs de sciences de participer aux calculs, à la récolte de données, ou même à l’expérimentation via le web (désolé je ne me souviens pas du nom de ces projets ; si quelqu’un a de la mémoire …). Il n’est pas très étonnant de voir la Nasa proposer aujourd’hui une technologie qui permette aux amateurs de s’amuser autour de Mars.

Seule différence notable : les gens ne vivent pas sur Mars !! Il n’empêche, ce sera rigolo de voir ce site évoluer au cours du temps la cartographie, ou bien de voir cette nouvelle population de martiens envahir virtuellement cette nouvelle planète. Qui sait, la Nasa pense t’elle pouvoir préparer les générations futures à l’idée de partir explorer de nouvelles planètes : après tout, tout ceci n’est qu’une question de rêve dont il faut convaincre les populations, comme il avait fallu convaincre en son temps d’autres hommes de l’intérêt de la traversée de l’Atlantique : les ricains gardent une idéologie de pionnier.

Il faut installer Silverlight, plugin microsoft, (ou Moonlight pour Linux) pour avoir accès à l’ensemble des fonctionnalités du site.

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Se souvenir et rêver : Scientifica

Le 11 mars 2009 par "Diderot en verres miroirs"

Les ouvrages écrits de vulgarisation scientifique sont-ils les modèles de nos pratiques actuelles ? On pourrait se poser la question. Nous avons parlé déjà des Pierre-Henry Fabre, de Camille Flammarion et d’autres auteurs qui ont certainement fait rêver en leur temps de jeunes publics (ou moins jeunes). Peut-être ces livres et ces auteurs ont-ils également fait naître des vocations : astronomie, physique, biologie, chimie, éthologie, médecine, … autant de disciplines scientifiques qui connaissent leur « bible vulgarisatrice ». Je me rappelle personnellement avoir hérité de ma soeur d’un livre « l’âge de l’espace » traduit du Russe, avec la belle tête de Youri Gagarine sur un à-plat bleu nuit. Voici un des livres livre qui m’a conduit à m’intéresser de près à l’espace, à imaginer qu’un jour je serai voyageur en apesanteur vers des contrées lointaines, la Lune, Mars, ou plus loin, pourquoi pas.

Parfois même, cette bible serait à l’origine de la scientificité de nouvelles disciplines. Ainsi, c’est l’acte même de la vulgarisation, à la naissance de la discipline, qui la rendrait scientifique aux yeux de la communauté scientifique tout entière. Et, pourquoi pas ? Si Freud n’avait pas écrit ses ouvrages au retentissement mondial, est-ce que la psychanalyse serait reconnue comme une science ? Même si cette reconnaissance reste encore parfois controversée … Les derniers rois de Thulé, Tristes Tropiques, autant de livres attachés à l’acceptation de la scientificité de l’ethnologie. Et, allons plus loin, Galilée écrivant dans un langage vernaculaire, un dialogue sur les mondes, n’a t’il pas plus agi sur la scientificité de son hypothèse que tant de rapports scientifiques et savants, écrits en latin ?

Ces ouvrages de vulgarisation montrent, plus encore que les publications « ’sérieuses », une entreprise visant à convaincre le plus grand nombre du bien fondé d’un paradigme ou d’un autre. Et aujourd’hui, un voyage numérique au coeur de cette histoire des sciences est possible : il s’agit de Scientifica, la Bibliothèque Numérique de la Bibliothèque des Sciences et de l’Industrie. On peut y lire des ouvrages d’une bibliothèque du XIXème siècle, comprenant des thématiques telles que « La science pour petits et grands », « La phrénologie », ou « La théorie de la dégénérescence.

Oh bien sur, on sent à travers ces pages le double besoin des scientifiques de s’exprimer en accord avec  une société tournée vers l’eugénisme et l’hygiénisme, et de convaincre le plus grand nombre possible de lecteurs du bien fondé de son existence même. Rien de nouveau donc, car en lisant des journaux de vulgarisation contemporain, des documentaires, ou même des films populaires chers à Matteo (Merzagora), on voit bien combien il nous sera difficile, en tant que vulgarisateurs, de nous dépêtrer de cette histoire finalement assez lourde.

Alors, il reste le rêve, celle de planches magnifiques, de gravures étonnantes, d’une langue qui a bien changé, mais qui nous rappelle également que le scientifique ne s’exprime pas n’importe comment vis à vis de la plèbe, et enfin d’une vision de l’homme qui a, elle-aussi, bien changé.

Un bémol toutefois : pourquoi ne pas centraliser ces ouvrages numériques avec ceux de Bibnum ? Sont-ce des choix technologiques différents, des choix éditoriaux séparés, ou plus simplement le fait de séparer l’ouvrage scientifique lui-même de l’ouvrage de vulgarisation scientifique ? Tous deux ne font ils pas partie de la même histoire ?

Retour vers le futur

Le 11 octobre 2008 par "Diderot en verres miroirs"

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lors qu’aujourd’hui, nous utilisons Google ou tout autre moteur de recherche de façon quasi instantanée dès qu’une question se pose, c’était loin d’être le cas il y a … sept ans. La meilleure façon de s’en souvenir, c’est d’accéder à la page proposée par Google pour ses dix ans : l’index de recherche auquel nous avions accès le premier janvier 2001. Malgré les quelque – ce nombre paraissait faramineux à l’époque – 1,326,920,000 pages recensées en Janvier 2001 !!
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