Citations

la bataille hadopi

CULS et CNRS : une (nouvelle) histoire d’amour

Le 26 janvier 2009 par "Diderot en verres miroirs"

V

u sur le site de sauvonslarecherche, cet excellent montage réalisé par Jacques André, diffusé suite à l’article d’Emmanuel Saint-James, proposant une analyse sémiologique dudit nouveau logo. Un plaisir qu’on ne se refuse pas.


Décidément, nouvelle charte merdique, nouvelle image merdique, nouveau film institutionnel nul à chier, c’est à se demander si la direction du CNRS sait ce qu’est une communauté scientifique. En faisant quelques recherches, je me rends compte que de nombreux autres auteurs s’y sont mis pour mieux bousiller l’image d’un institution : la société Vae Solis Corporate à l’origine du concept, la société MOSWO et Olivier Lapidus, qui ont produit ce fabuleux nouveau logo !! Le petit film présenté ci dessous vous montre à quel point l’image du CNRS est au raz des paquerettes : il ne s’agit ni plus ni moins que de modeler la terre, et de la transformer … en patate.

Trois mois après sa validation (et normalement sa mise en ligne pour tout document ou site cnrs), on ne trouve pas trace du nouveau logo sur les trois premières pages de la recherche d’images Google en tapant « Logo CNRS ». À se demander si les chercheurs ont l’intention d’utiliser ce nouveau logo …

Et, rions encore un peu, l’histoire d’amour du CNRS avec les choses du sexe ne se résume pas au CUL, mais également (au moins) à la bistouquette … Notons toutefois que sur leur site actuel, on a évité la redondance, en remplaçant le bandeau (le nouveau est tiré aléatoirement d’une banque d’images), et en insérant le nouveau logo (mal, ce qui est tout à fait normal, vu la qualité du susdit).

Et pour ceux qui trouveraient mon humour déplacé, sachez que je dépasse les frontières si je veux, moi aussi …

Une explosion … de questions

Le 10 septembre 2008 par "Chemical Brother"

J

‘ai soumis cet article à un chimiste confirmé ayant travaillé dans un laboratoire privé. Moi qui ne suis pas chimiste, le traitement fait par la presse, mais surtout les réponses des responsables / spécialistes du laboratoire où a eu lieu l’accident me paraissaient un peu bizarres. Comment se poser les bonnes questions quand on n’est pas du domaine ? Ce chimiste confirme mes soupçons …

Explosion dans un laboratoire

Article DNA – Édition du Ven 29 août 2008

« La faculté de pharmacie de l’université Louis-Pasteur a été secouée hier matin par une explosion survenue dans un laboratoire de chimie organique, blessant légèrement deux étudiants. Il était 8h30, hier matin, quand le campus universitaire d’Illkirch-Graffenstaden a été soudain parcouru par le bruit d’une violente déflagration. Au troisième étage d’un bâtiment sans âme, le laboratoire de chimie organique vient d’« imploser comme un téléviseur », dit un témoin. »
(Lire la suite…)

la bétise et la bioéthique

Le 20 mai 2008 par "Diderot en verres miroirs"

A

musons nous un instant : La science exaltée, la science qu’il faut impérativement partager. Nous sommes encore dans la caverne, et nous, pauvres hères, voyons nos ombres, croyant que c’est la réalité. Les académiciens ont tout compris sur les sciences et vont nous les expliquer. Et les fondements mêmes de la bioéthique sont là : comme le peuple n’est pas à même de comprendre les bienfaits et maux de la science, nous allons définir ça à sa place. Il faut bien trouver une occupation aux académiciens :mais franchement, leur faites vous confiance ?
Si vous ne pouvez lire cette vidéo, alors Voici le film sur CanalU

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E

n voilà une nouvelle : un enseignant-chercheur démissionne de l’Université !! Un poste pourtant confortable, cool, pour lequel il a du pourtant batailler.
Vous retrouverez en suivant ce lien l’entièreté de l’article paru dans Liens-socio. Un peu long, certes, mais très révélateur. J’espère que Mr Dunézat aura encore envie de s’exprimer librement, comme il en a envie, sur Scienceblog.

Pour lire l’article en entier, suivre le lien

De nombreuses choses passionnantes y sont écrites. Probablement, nous écrirons, moi ou d’autres, des commentaires (et encore d’autres) sur ce texte. Mais dès le début, une chose est frappante : un lieu d’enseignement comme l’Université met en place un autre type d’apprentissage parallèle (que celui des matières à apprendre) : celui de stratégies en vue de devenir Maitre de Conférences, puis professeur, ou, éventuellement, Ingénieur de Recherche (ce qui est peut être moins bon en terme de carrière mais meilleur, car moins d’enseignement). Eventuellement, cet apprentissage permet au carriériste la façon de s’avilir personnellement, selon l’auteur, en acceptant des enseignements qui peuvent être payés avec des coefficients de 1 à 5 selon le statut de la personne recrutée. Mais il faut s’avilir, mais pas trop, parce que sinon, on ne sera jamais accepté comme membre de cette communauté à laquelle on se prépare à appartenir. Cet apprentissage n’est pas récent, et en fait, a toujours existé. En travaillant sur une exposition, « Ferdinand Braun, un Nobel cathodique », je m’étais rendu compte qu’au XIXème, pour devenir un équivalent de maître de conférence en Allemagne, il fallait passer par un statut de privatdozent, et faire profil bas et, en même temps, devenir un « local », ce qui mettait du temps si vous veniez de Berlin et que vous travailliez à Strasbourg. Bref, les mécanismes décrits par monsieur Dunézat ne sont pas récents, toujours d’actualité et méritaient d’être redits.

Probabalement, la philologie est un sport assez courru en recherche, je ne me risquerai pas, n’étant pas moi-même chercheur, à faire du commentaire de commentaire de commentaire etc. Mais il est toujours intéressant de lire les commentaires de maitres de conf ou de profs pas bien dans leurs bottes face à ce réquisitoire. Entre autres, les commentaires qu’on peut lire sur le blog de Baptiste Coulmont.

Il y aura encore beaucoup d’autres choses à dire. Commentaires bienvenus.

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