Citations

la bataille hadopi

Un amateur

Le 26 janvier 2011 par "Diderot en verres miroirs"

U

n camarade m’a envoyé le lien vers cette splendide photo, ce qui m’a permis de voir ce que fait le photographe astronome amateur Thierry Legault, et moi qui suis un fan d’espace, j’ai été soufflé. On voit en contrejour l’ISS (en haut à gauche) et une éclipse de lune (en bas à gauche ;-) . La photo a du être prise en 0.86 secondes : le calcul a du être réalisé de façon très précise ; Thierry Legault utilise un site http://www.calsky.com.
Est-ce une photo de science ? Non, pour sur, mais de la nature, oui, et du jeu des échelles, encore plus. Et nos connaissances sur le domaine de l’astronomie, et la précision de nos calculs, permettent maintenant ce genre de choses. Et une ressource comme Internet aide aussi, bien sur.

Vessies et lanternes ?

Le 17 août 2010 par "Diderot en verres miroirs"

Révolution copernicienne

D

ans l’édition papier Telerama de la semaine du 5 au 11 juin, la chronique Vu! de François Gorin fait état d’une véritable « révolution copernicienne » en parlant des tests ADN. Bigre !! Ce chroniqueur n’y va pas de main morte. Il commente l’inhumation de Copernic pour la deuxième fois, dont on a pu, grâce à un crane, une dent et quelques cheveux, vérifier son apparence physique (par modélisation informatique et comparaison avec ses portraits) et de son appartenance génétique (par la comparaison de l’ADN des cheveux avec celui d’une dent retrouvée sur le cadavre). Et, par amalgame, une technique que vous retrouvez parfois dans les lignes de ce blog, il télescope Copernic avec un condamné à mort américain qui sera peut être innocenté grâce à un test ADN.

Ces deux prodiges de la science font comparer François Gorin les tests ADN à une révolution copernicienne. Ca fait quinze jours que j’ai lu cet article : pourquoi me trottine t’il dans la tête ? Y a t’il un sourire béat sur le visage de ce chroniqueur ? Apparemment non ! Bien que moins incisif, plus positif que ses prédécesseurs à la chronique de dernière page de Telerama, François Gorin peut être amène parfois. Est-ce l’idée d’une nouvelle révolution copernicienne, qui est associée dans cet amalgame à une technique plutôt qu’à une conception scientifique qui me dérange ?

Le simple fait de résumer un homme par son ADN me file de l’urticaire. Je sais que les têtes pensantes de la génétique eux-mêmes ne franchiraient pas ce rubicon là. Même Axel Kahn a remisé cette idée positiviste dès lors qu’il est entré dans les comités d’étique. Mais c’est l’idée selon laquelle il est possible de réduire l’homme à ses gènes qui a aujourd’hui le vent en poupe : le projet Human genome qui visait à décortiquer entièrement le matériel génétique humain pour le caractériser, feuilletons d’experts qui demandent à tout bout de champ une analyse ADN, caractérisation des organismes génétiquement modifiés (à cause de l’ADN, of course), la peur du clonage (50 x moi), autant de fantasmes pour gogos.

Il n’empêche, c’est l’ADN qui, qu’on le veuille ou non, définit le vivant. Qui permet de montrer à la fois sa généralité (ce qui est vivant contient forcément du matériel génétique), et la spécificité de chaque organisme (je peux être identifié par mon ADN unique). Et c’est ainsi qu’on a pu déterminer qui était Copernic. En soi, c’est absolument inintéressant !  Mais les réactions que cela suscite sont pour le moins étonnantes. Maintenant, on peut voir, et savoir où est enterré Copernic, le père de la révolution conceptuelle qui a changé le monde.

De là à définir la découverte de l’ADN comme une véritable révolution … Je reste sceptique. Est-ce que cette « nouvelle » définition du vivant changera notre conception globale de ce qu’est la vie ? Est-ce déjà en train de se produire ? En tout cas, on sent que l’idée de cette révolution scientifique prend ses aises dans l’opinion, dans la société. Ce concept nous imprègne doucement. Et ce sera peut être ainsi que nous donnerons à la définition de la vie par l’ADN cette lettre de noblesse : le droit à devenir une révolution scientifique.

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En vacances …

Le 20 décembre 2009 par "Diderot en verres miroirs"

« U

ne petite histoire (je ne sais pas si elle est entièrement vraie, mais je la trouve amusante et édifiante) qui illustre ce que je pense être un phénomène d’inertie, de temps de diffusion de l’information et d’empilement de strates » selon mon copain Fwed qui me l’a communiquée :

La navette spatiale est équipée de deux « boosters », fusées à poudre assurant un surcroît de puissance lors de la phase de décollage.

Ces boosters sont fabriqués par un sous-traitant américain spécialisé dont l’usine est accessible par voie ferrée. Cette voie ferrée traverse des tunnels. Les ingénieurs de la Nasa ont donc tenu compte de la taille des tunnels pour dimensionner en conséquence le diamètre des boosters. Du bon sens !

De quoi dépend la taille de ces tunnels ? Ils sont directement fonction de l’écartement des rails de chemin de fer aux US ! Si l’écartement avait été plus grand, les wagons auraient été plus larges et les dimensions du tunnel auraient été calculées en conséquence !

Qui a défini l’écartement des rails aux US ? Les ingénieurs ferroviaires anglais (pays qui a inventé le chemin de fer), lorsque qu’ils sont venu implanter les premières lignes aux U.S.

Sur quelle base ces ingénieurs ont-ils calculé l’écartement des rails ? Tout simplement en allant voir les fabricants anglais de charriots en leur demandant de fabriquer les premiers wagons.. Les fabricants de chariots leur ont expliqué que le plus simple serait de reprendre l’écartement des roues charrettes parce qu’ils sont équipés en outillage pour cela et ils ont l’habitude de fabriquer des pièces résistantes de ces dimensions.

Qui a défini l’écartement des roues de charrettes ? « Ben … on procède de la sorte depuis des siècles ! » avant que le bitumage des routes ne soit inventé, à cause des ornières des chemins.. Si un fabricant de charrette se mettait en tête de fabriquer des entr’axes de roues plus ou moins larges, il courrait le risque de casser ses roues dans les ornières (les fameuses roues pètent).

Pourquoi les ornières sont-elles écartées de cette largeur et pas d’une autre ? La conquête de l’empire romain s’est faite avec un modèle unique de char ! Petit à petit, les voies romaines ont été crée et utilisées avec ce modèle de char bien conçu ; et les ornières se sont ainsi creusées.

Pourquoi ce modèle de char ? Parce qu’il était stable et manœuvrant pour un char tiré par deux chevaux. Les roues moins écartées et le risque de basculement sous la charge aurait été augmenté et les roues plus écartées auraient défavorisé la maniabilité en virage.

Donc, on peut en déduire ceci : la taille des Boosters de la navette spatiale dépend directement de
la largeur de deux culs de chevaux romains du premier siècle avant Jésus-Christ !!!

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Devenir cartographe

Le 24 novembre 2009 par "Diderot en verres miroirs"

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C

ette nouvelle idée qui n’en est pas une : profiter de la communauté d’amateurs en astronomie et astrophysique pour effectuer une cartographie précise de … Mars, voici le projet Web de la Nasa qui a été mis en ligne récemment (http://beamartian.jpl.nasa.gov/).

On connaissait jusqu’à présent l’utilisation des communautés pour donner des informations de territoire (restos, bâtiments, monuments, etc.) avec Google Earth, pour créer des bâtiments en simulation 3D pour des jeux en ligne (Flight Simulator), et bien d’autres appels aux communautés en matière de cartographie. De la même façon, les projet SETI ou d’autres permettaient à des amateurs de sciences de participer aux calculs, à la récolte de données, ou même à l’expérimentation via le web (désolé je ne me souviens pas du nom de ces projets ; si quelqu’un a de la mémoire …). Il n’est pas très étonnant de voir la Nasa proposer aujourd’hui une technologie qui permette aux amateurs de s’amuser autour de Mars.

Seule différence notable : les gens ne vivent pas sur Mars !! Il n’empêche, ce sera rigolo de voir ce site évoluer au cours du temps la cartographie, ou bien de voir cette nouvelle population de martiens envahir virtuellement cette nouvelle planète. Qui sait, la Nasa pense t’elle pouvoir préparer les générations futures à l’idée de partir explorer de nouvelles planètes : après tout, tout ceci n’est qu’une question de rêve dont il faut convaincre les populations, comme il avait fallu convaincre en son temps d’autres hommes de l’intérêt de la traversée de l’Atlantique : les ricains gardent une idéologie de pionnier.

Il faut installer Silverlight, plugin microsoft, (ou Moonlight pour Linux) pour avoir accès à l’ensemble des fonctionnalités du site.

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Troposphère 4 et 5 en orbite … ou presque

Le 08 avril 2009 par "Diderot en verres miroirs"

L

a conquête spatiale s’ouvre à tous les continents !! Comme ici, au Congo, qui a effectué son deuxième lancement de missile porteur. Aujourd’hui, on peut encore rêver et se réjouir de voir des fusées s’élancer vers le ciel.

Le traitement média n’est pas mal non, plus. En plein jour, des techniciens et ingénieurs sautant en blouse blanche dans la latérite (en est-ce ?), du bricolage informatique mais apparemment fonctionnel, des boites de lait concentré …

Le lancement de Stratosphère 5 sera moins chanceux (voir plus bas) , malgré le matériel plus coûteux, le budget plus important placé dans ce programme spécial, et un nombre plus important d’officiels. Mais les ingénieurs sont toujours aussi heureux, et ça reste le principal !

A ce qu’il paraît, les prochains lancements abriteront un « rat congolais ».

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