Citations

la bataille hadopi

Albert Tarantola

Le 06 janvier 2010 par "Diderot en verres miroirs"

Je ne connaissais absolument pas ce personnage, pas même découvert sur un plateau de télé. Alors, je lis une nécro de lui dans Le Monde : il est mort à 60 ans. Honoré de ses collègues (médaille d’Argent du CNRS), je découvre aussi un personnage scientifique hors du commun. Ma petite visite sur sa page perso (http://www.ipgp.fr/~tarantola/) me révèle qu’il s’est amusé entre autres, à reconstruire un système de classification des atomes basé non su le nombre de particules, mais sur les niveaux d’énergie, ce qui est effectivement plus malin, surtout au vu de la physique contemporaine, et à proposer un nouveau système de coordonnées GPS.

Sa page perso de l’institut de physique du globe me révèle un esprit curieux de beaucoup de choses, ce qui n’est pas si constant dans la population scientifique contemporaine. Je ne m’attarderai pas sur ses découvertes : j’ai peut-être compris ce à quoi correspond la théorie du problème inverse, mais je ne me risquerais pas à en donner une signification ne fut-ce que partiellement vraie. La variété des sujets auxquels il s’est risqué fait penser à une personnalité s’intéressant à tout : sa mort révèle une personne très appréciée de ses collègues et de la communauté scientifique. Bonne nouvelle que d’apprendre que ces qualités sont encore reconnues dans la communauté scientifique, on s’est pendant un moment demandé si c’était vraiment le cas.

Pour terminer, et à l’instar de Stéphane Foucart, journaliste qui a écrit sa necro dans Le Monde, je terminerai en rappelant deux conseils simples que je suis depuis le jour de ma thèse, et qui m’ont toujours rapporté : « Cesser d’avoir cette foi naïve dans le « progrès » que nous prodiguent la science et la technologie. Devenir humble. »

http://www.lemonde.fr/carnet/article/2009/12/21/albert-tarantola-geophysicien-francais_1283645_3382.html

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    CULS et CNRS : une (nouvelle) histoire d’amour

    Le 26 janvier 2009 par "Diderot en verres miroirs"

    V

    u sur le site de sauvonslarecherche, cet excellent montage réalisé par Jacques André, diffusé suite à l’article d’Emmanuel Saint-James, proposant une analyse sémiologique dudit nouveau logo. Un plaisir qu’on ne se refuse pas.


    Décidément, nouvelle charte merdique, nouvelle image merdique, nouveau film institutionnel nul à chier, c’est à se demander si la direction du CNRS sait ce qu’est une communauté scientifique. En faisant quelques recherches, je me rends compte que de nombreux autres auteurs s’y sont mis pour mieux bousiller l’image d’un institution : la société Vae Solis Corporate à l’origine du concept, la société MOSWO et Olivier Lapidus, qui ont produit ce fabuleux nouveau logo !! Le petit film présenté ci dessous vous montre à quel point l’image du CNRS est au raz des paquerettes : il ne s’agit ni plus ni moins que de modeler la terre, et de la transformer … en patate.

    Trois mois après sa validation (et normalement sa mise en ligne pour tout document ou site cnrs), on ne trouve pas trace du nouveau logo sur les trois premières pages de la recherche d’images Google en tapant « Logo CNRS ». À se demander si les chercheurs ont l’intention d’utiliser ce nouveau logo …

    Et, rions encore un peu, l’histoire d’amour du CNRS avec les choses du sexe ne se résume pas au CUL, mais également (au moins) à la bistouquette … Notons toutefois que sur leur site actuel, on a évité la redondance, en remplaçant le bandeau (le nouveau est tiré aléatoirement d’une banque d’images), et en insérant le nouveau logo (mal, ce qui est tout à fait normal, vu la qualité du susdit).

    Et pour ceux qui trouveraient mon humour déplacé, sachez que je dépasse les frontières si je veux, moi aussi …

    Rencontres Internationales : Science et cinéma

    Le 02 novembre 2008 par "Diderot en verres miroirs"

    Un petit billet pour faire de la pub à une rencontre que je ne connais pas, mais dont la page Présentation m’incite à m’y intéresser. Il y est question de rencontres entre professionnels et amateurs, de favoriser la discussion et le débat, d’y aller en toute liberté. Merci à Polly Maggoo d’organiser ces rencontres pour le cinéma dit de science, bien trop souvent restreint dans son expression par des budgets vraiment trop petits, par des scénarios trop chiches, par des comités de pilotages trop scientifiques, ou trop « collet serré », ou même trop « c’est comme ça que doit se faire la vulgarisation (et pas autrement) ».

    En tout cas, ces rencontres n’ont apparemment rien à voir avec le festival cinémascience de Bordeaux, qui a primé tout l’inverse. Entre nous, qu’est ce « La très très grande entreprise » de Pierre Jolivet ou « Polly Shakespeare » ont à voir avec la science ? Et j’aime bien les films de Jolivet. Mais « mettre la science en culture » n’est pas « mélanger les genres au petit bonheur la chance ». Du n’importe quoi en branche, à mon humble avis …

    Le site de Polly Maggoo

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