Citations

la bataille hadopi

Une mouette rieuse à l’Université de Strasbourg

Le 16 novembre 2012 par "Diderot en verres miroirs"

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ne mouette survole a nouvelle université, propose des pistes de questionnement ma fois pertinentes vues du coté des personnels BIATSS (Bibliothécaires, Ingénieurs, Administratifs, techniciens, personnels sociaux et de santé). Je la mets en vision publique, arce que, peu où prou, ces questions se retrouvent dans toutes les Universités, et devraient même s’ouvrir à d’autres lieux démocratiques. Ne voici la citation in extenso, telle qu’elle nous a été communiquée (nous, c’est à dire les personnels enseignants de l’Université de Strasbourg).

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La mouette rieuse N°2

Des incidents, indépendants de notre volonté, ont retardé la publication de ce numéro, nous présentons nos excuses à nos abonnés et la mouette rieuse, solidarité animale oblige tient à exprimer son soutien au nounours maltraité de toutes parts.

Puisqu’il est beaucoup question de démocratie universitaire pendant cette campagne qu’il nous soit permis d’apporter notre réflexion.

L’Université fonctionne selon un modèle de démocratie aménagée : un homme-une voix, certes, mais chacune n’a pas le même poids. En effet, presque 3000 BIATSS ne seront représentés que par trois élus. Dure est la loi mais c’est la loi !!! (Lire la suite…)

Nouvelle moutûre de l’OPEE

Le 09 janvier 2012 par "Diderot en verres miroirs"

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n temps de crise, les experts s’en donnent à cœur joie pour indiquer leur point de vue, forcément vrai (puisqu’ils sont experts) dans les médias. Ces propos, rabâchés à l’extrême, anxiogènes au possible, nous amènent à des ne plus trop savoir qu’en penser, et je dirais nous amènent à un renforcement( négatif cher aux comportementalistes (et aux scientologues éventuellement). L’Euro a t’il été une ânerie (Oui/Non), allons-nous vers la catastrophe (Oui/Non/Ça dépend), faut-il revenir au franc (Oui/Non/Ouhlà), autant de questions rabâchées, sans réelle réponse, car la crise de l’expertise est passée par là, et l’expert n’a qu’un seul objectif médiatique : il remplit le temps de parole, et sert son propre ego. Mais rien de plus.

Par contre, les questions demeurent, et il serait bon que, de temps en temps, on ait un peu autre chose à se mettre sous la dent : du savoir, de la connaissance, devant laquelle on peut garder une position relativiste, mais néanmoins qui accepte le dialogue et permet la réflexion, plutôt que d’induire la crispation,e le mécontentement, et une augmentation de la connerie en général. Merci donc à Michel Dévoluy et Gilbert Koenig, malgré marées et vents contraires, de continuer à écrire et diffuser le Bulletin de l’Observatoire des Politiques Économiques en Europe. de tout petits moyens, un haut parleur médiatique inexistant, une volonté vulgarisatrice souvent là (même si la technique de médiation fait souvent défaut), et des pistes de réflexion pour un avenir, sinon radieux, du moins meilleur.

Et si le progrès passait par là ?

À noter (sansblagues râle) : le site est disponiible à l’adresse http://opee.unistra.fr ! Et sans www.

À noter également : c’est une émanation de professionnels issus du Master de Communication de Strasbourg, Alsace Media Science, une entreprise dédiée à la médiation des sciences. elle fait partie du réseau Media Science, avec à l’gheure actuelle deux pôles une à l’ouest et l’autre à l’est. sans jeu de mots, non mais !

Sauvages de la rue

Le 21 mai 2011 par "Diderot en verres miroirs"

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rès rapidement, une participation populaire à la science en train de se faire : le recensement d’espèces végétales en environnement urbain. Comme il y eut par le passé le travail astronomique des astronomes amateurs, une proposition de participation amateure à l’étude de la biodiversité urbaine (à Paris aujourd’hui, demain dans toute la France) a été faite par le Muséum National d’Histoire Naturelle (sauvagesdelarue.fr).

Voilà comment ça marche : on achête un petit livre (Guide des plantes Sauvages des villes de la région parisienne de Nathalie Machon) à 10 euros, et on l’utilise pour retrouver, par l’observation des trottoirs, des jardins publics, et de façon générale partout où ça peut pousser, des plantes. Par l’interaction avec le site Internet, c’est une cartographioe de la biodiversité citadine qu’on devrait voir apparaître. Avec, à la clef, une sacrément bonne nouvelle : l’homme n’a plus le temps de nettoyer ses trottoirs, sur lesquels les plantes peuvent alors reprendre le dessus …

Bravo pour les scientifiques qui en ont eu l’idée (le site est cool aussi, c’est rare en milieu scientifique) : bravo de ne pas avoir vulgarisé, bravo de ne pas avoir pris les gens pour des idiots, bravo enfin de les intégrer dans une démarche collective .. et les autres, prenez-en de la graine, et faites germer ces nouvelles idées dans vos laboratoires.

Un vent de Revoluscience

Le 07 septembre 2010 par "Diderot en verres miroirs"

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epuis que j’essaie de travailler dans le champ de la médiation scientifique, je retrouve toujours et encore les mêmes bonnes volontés, les mêmes bonnes intentions, les mêmes mots, en gros, cette religiosité républicaine qui veut que proposer au public du contenu scientifique, c’est proposer du bonheur et éduquer aux processus démocratiques de notre société. Quand j’ai entendu parler il y a maintenant quelques années du groupe TRACES et de sa volonté de produire un véritable manifeste de la communication scientifique, je suis bien sur resté dubitatif, étant un peu plus âgé, mais positivement intéressé quand même. J’ai attendu la fin de l’été que la « version finale » d’un manifeste de la communication scientifique soit écrit et produit et …

D’abord, vous pouvez lire ce manifeste à d’adresse suivante : http://www.cognition.ens.fr/traces/images/downloads/manifeste/le_manifeste_revoluscience.pdf. Remarquons qu’il est hébergé par l’ENS, et donc, appartient à la « bande » Paris-Montagne et Atomes crochus. Lesquels produisent une vulgarisation « classique » dans le sens que l’objet premier est à mi-distance entre le plaisir et l’apprentissage. J’ajouterai que, sans faire de procès d’intention, il est bien dommage de ne pas voir les noms des rédacteurs et signataires apparaître dans le site (http://revoluscience.eu), ce qui diminuerait l’impact supposé des groupes de vulgarisation qui le compose, Paris Montagne et Atomes crochus. Tel quel, on a l’impression qu’il s’agit d’un truc parisiano-parisien, qui a le besoin de faire un buzz, et d’ailleurs propose les liens pour tweeter le manifeste. Proposer une communication ouverte, c’est ne pas communiquer seul, ou tout du moins ne pas en donner l’impression.

Parlons un peu du contenu, il mérite un détour, même si, je l’ai déjà dit, je trouve cette révoluscience naviguer dans un verre à dents. (Lire la suite…)

Vulgarisation technique et politique énergétique : quel(s) lien(s) ?

Le 09 août 2010 par "Diderot en verres miroirs"

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ans le journal Le Monde daté du 30 juillet 2010 (page 12), on peut lire un article très intéressant sur l’avenir des gaz de schistes (« Les gaz de schistes seront-ils la grande énergie du futur ? »). Comme d’hab, je ne vais pas vous faire un résumé lénifiant de l’article. Tout au plus vous encouragerai-je à consulter quelques liens : http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/acheter.cgi?offre=ARCHIVES&type_item=ART_ARCH_30J&objet_id=1131246, http://fr.wikipedia.org/wiki/Gaz_naturel et http://www.neb.gc.ca/clf-nsi/rnrgynfmtn/nrgyrprt/ntrlgs/prmrndrstndngshlgs2009/prmrndrstndngshlgs2009nrgbrf-fra.html.

Il apparaît clairement que la stratégie énergétique d’un pays ou d’un ensemble de pays tel l’Europe par exemple définit les choix technologiques, mais également de consommation énergétique. À leur tour, les choix technologiques ne peuvent être induits que par un équilibre coût – réalisabilité – popularité (dont, aujourd’hui, le risque environnemental fait partie). Si c’est réalisable, mais trop cher et salissant, ça ne va pas. Si c’est très propre, mais cher et pas réalisable (ou trop difficilement) non plus. En fait, il y a un couple facilité de mise en œuvre / coût : plus la technologie est « facile », moins elle est chère. Mais la popularité d’un technologie aide à la baisse des coûts : plus on pourra mettre en œuvre de dispositifs techniques, moins le coût à l’unité est élevé, donc moins c’est cher globalement. Et c’est là que les bienfaits de la vulgarisation interviennent … (Lire la suite…)

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