Citations

la bataille hadopi

Je me numère …

Le 13 janvier 2012 par "Diderot en verres miroirs"

L

e verbe numérer (sa formule sanguine) deviendra t’il un jour pronominal ? À vrai dire, et après vérification dans le dico, il n’existe pas, seul existe énumérer ! Alors, je m’énumère, il s’énumère …

Pour une fois, je vais me laisser tenter par l’aveuglement technologique et le rêve cybernétique, propre aux geeks adeptes d’une religiosité Mac, juste histoire de voir l’effet que ça fait. Faut dire aussi, c’est assez marrant comme idée ! Avec une application iPhone / iPad et un mini-microscope, il est  aisé d’effectuer un certain nombre de numérations cellulaires très performantes … sur soi-même.

Tout d’abord, l’extension hardware ! Pour 30 euros environ , il est possible d’associer à son iPhone (dont l’optique est très bonne) une petite optique supplémentaire qui grossit l’image de 60 fois. Donc, l’iPhone devient un fantastique microscope en plus d’être tout ce qu’il est d’autre.(http://www.next51.net/Transformez-votre-iPhone-en-un-mini-microscope_a3747.html)

Ensuite, l’application ! Elle ne coute que 3 euros 99, et permet d’éeumérer pas mal de cellules très différentes. (http://itunes.apple.com/tr/app/manual-blood-cell-counter/id467279032?mt=8). Normalement, ça devrait marcher ! Alors, HackLabs et FabLabs, à vos manettes, prouvez que ça marche ! Médecins, vous imaginez le cout d’un acte de numération ? Bien sur, il faut calibrer tout cela, et faire des tests de comparaison entre les méthodes standard et ce petit truc qu’on a dans la poche. Au boulot !

Ne reste plus qu’à se saigner comme un cochon …

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Nouvelle moutûre de l’OPEE

Le 09 janvier 2012 par "Diderot en verres miroirs"

E

n temps de crise, les experts s’en donnent à cœur joie pour indiquer leur point de vue, forcément vrai (puisqu’ils sont experts) dans les médias. Ces propos, rabâchés à l’extrême, anxiogènes au possible, nous amènent à des ne plus trop savoir qu’en penser, et je dirais nous amènent à un renforcement( négatif cher aux comportementalistes (et aux scientologues éventuellement). L’Euro a t’il été une ânerie (Oui/Non), allons-nous vers la catastrophe (Oui/Non/Ça dépend), faut-il revenir au franc (Oui/Non/Ouhlà), autant de questions rabâchées, sans réelle réponse, car la crise de l’expertise est passée par là, et l’expert n’a qu’un seul objectif médiatique : il remplit le temps de parole, et sert son propre ego. Mais rien de plus.

Par contre, les questions demeurent, et il serait bon que, de temps en temps, on ait un peu autre chose à se mettre sous la dent : du savoir, de la connaissance, devant laquelle on peut garder une position relativiste, mais néanmoins qui accepte le dialogue et permet la réflexion, plutôt que d’induire la crispation,e le mécontentement, et une augmentation de la connerie en général. Merci donc à Michel Dévoluy et Gilbert Koenig, malgré marées et vents contraires, de continuer à écrire et diffuser le Bulletin de l’Observatoire des Politiques Économiques en Europe. de tout petits moyens, un haut parleur médiatique inexistant, une volonté vulgarisatrice souvent là (même si la technique de médiation fait souvent défaut), et des pistes de réflexion pour un avenir, sinon radieux, du moins meilleur.

Et si le progrès passait par là ?

À noter (sansblagues râle) : le site est disponiible à l’adresse http://opee.unistra.fr ! Et sans www.

À noter également : c’est une émanation de professionnels issus du Master de Communication de Strasbourg, Alsace Media Science, une entreprise dédiée à la médiation des sciences. elle fait partie du réseau Media Science, avec à l’gheure actuelle deux pôles une à l’ouest et l’autre à l’est. sans jeu de mots, non mais !

Ecrire et parler science

Le 11 octobre 2010 par "Diderot en verres miroirs"

L

e site canadien science-presse possède un blogue un peu foutraque il faut bien dire, qui contient un peu de tout, mais c’est pas très grave. Très récemment, une nouvelle thématique concernant la critique de livres qui parlent de science est arrivée sur ce site. C’est Frankenstein de Mary Shelley qui en a fait l’ouverture. On propose aux visiteurs de commenter le livre en partant de questions ouvertes proposées par Josée-Nadia Drouin, l’animatrice du blog. Je suppose qu’à la cloture des commentaires, un auteur spécialiste ira de son petit laius d’expert, dont on a rien à foutre, mais c’est le genre qui veut ça.

Les deux questions sont celles-ci : le livre de Mary Shelley est-elle la première à signer une oeuvre de science fiction en écrivant Frankenstein ? Frankenstein préfigure t’il la question de l’éthique dans nos sociétés contemporaines ?

Les commentaires sont de loin les plus intéressants : en effet, comment considérer les rapports entre science et littérature ? Peut-être, pour commencer, en s’intéressant aux rapports que chacun entretient avec la littérature et les sciences !

J’ai bien l’impression que ça va être passionnant(et jouissif)  car déjà ya des gens qui ne sont pas d’accord !! On pourrait participer tous à ça, dans une sorte de grande orgie francophone pan-atlantique nord.

Les étudiants sont-ils si crétins ?

Le 06 octobre 2010 par "Diderot en verres miroirs"

U

ne nouvelle de ce matin diffusée sur France Inter (relayée initialement par le Courier Picard), interviews à la clef, me confond. Je vais désormais parler des gens qui ne s’intéressent pas aux informations scientifiques alors qu’ils pourraient en avoir besoin. Ce sont pour moi des crétins … Voilà l’histoire : il y a à Amiens une personne atteinte par mois par la tuberculose. Cet été, selon le Courier Picard, il y a eu effectivement un cas avéré de tuberculose, ce qui a conduit à la mise en place d’un dépistage préventif à l’IUT à la rentrée pour près de 180 étudiants.

En soi, cela n’a rien de normal, et ne devrait pas mettre la panique dans les rangs. La tuberculose est une maladie aujourd’hui soignée et, si elle tue plus de deux millions de cas dans le monde, c’est souvent par manque de soin et de prévention justement. Donc, la prévention devrait rassurer. Or, au contraire, elle fait peur.

Car voilà bien le truc : interviewés à la sortie de leur salle de classe, les étudiants de GEA de l’IUT d’Amiens ont fait part au journaliste de leur crainte d’être infectés, car la tuberculose fait peur (y compris une fille de médecin !). Alors que, ce qui devrait faire peur dans ce cas là, c’est précisément l’absence de prévention, ou le désengagement du Conseil Général ou de la Région, ou encore de l’Etat. C’est précisément parce qu’il y a prévention qu’on devrait être rassuré.

Des étudiants qui ont internet, wikipedia, ou d’autres sources dont celles du site de l’Université d’Amiens expliquant leur politique de prévention sont sensés être informés. Mais on a oublié, en leur fournissant les clefs de cet outil d’information, d’être « proactifs » et de s’en servir. A croire qu’ils préfèrent avoir peur.

GEA, ça veut dire Gestion des Entreprises et des Administrations. J’imagine qu’on doit avoir une partie Gestion des ressources humaines dans ce diplôme. La prévention d’une maladie est un cas intéressant de gestion des risques humains dans une entreprise. est-ce qu’ils en parlent comme d’une opportunité d’apprendre ? Que nenni !! Ils ont juste peur !! Ca ne laisse présager que du mauvais pour les entreprises dans lesquelles ils travailleront dans le futur, s’ils paniquent en face d’un CHSCT (Le comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail) intelligent et responsable.

Et puis, quid des enseignants ? Sont-ils immunisés naturellement contre la tuberculose ? Une prévention a t’elle été faite ? La médecine du travail, différente de celle des étudiants, a t’elle fait son travail ? Une question qu’on aimerait poser aux journalistes ne faisant pas le leur, celui d’informer.

OVNI, ou réminiscence d’humanité(s) ?

Le 13 septembre 2010 par "Diderot en verres miroirs"

A

bonnez vous à un podcast intéressant, que vous pourrez écouter à vos heures perdues, plutôt que de faire de la chimie moléculaire à la télé, bande de fainéants, celui de l’émission de Jean-Claude AMEISEN, nommément « Sur les épaules de Darwin« . Pendant une année, Ameisen va nous faire découvrir Darwin à travers notre époque. Recherches scientifiques, mais également culture, observations animales, éthique, un panorama plus qu’instructif nous est ouvert.

Cette émission radio est surement un vrai OVNI, comme on n’en fait plus. La voix d’Ameisen peut-être trop présente parfois, mais jamais imposante, nous narre, dans le rythme et l’écriture (de la bonne) d’un récit, ce que nous sommes, nous, animaux bipèdes – dont il semblerait que la seule spécificité soit de toujours rechercher ce qui nous différencie d’une autre espèce précisément – au travers des yeux (ou plutôt, sur les épaules comme le titre l’indique) de Darwin, et des théories de l’évolution. Ballade au travers des sciences et des scientifiques, dans leurs errements, leurs réussites, leurs émotions (Jane Goodall découvrant l’utilisation d’outils chez le chimpanzé m’a tiré des larmes !).

Jean-Claude Ameisen est lui-même chercheur, ce qui explique peut être pourquoi on entend, au détours d’une phrase, la vie des chercheurs. Ce qui ne fait que confirmer une seule chose : un chercheur sachant parler n’a pas besoin d’un médiateur. Espérons tous que Jean-Claude Ameisen tienne une année entière consacrée à son émission, et qu’il arrive à l’améliorer selon ses propres goûts, et selon les miens éventuellement : on verra alors se développer un modèle original et à suivre de ce que peut être une médiation scientifique orientée vers des auditeurs non spécialistes.

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