Citations

la bataille hadopi

En vacances …

Le 20 décembre 2009 par "Diderot en verres miroirs"

« U

ne petite histoire (je ne sais pas si elle est entièrement vraie, mais je la trouve amusante et édifiante) qui illustre ce que je pense être un phénomène d’inertie, de temps de diffusion de l’information et d’empilement de strates » selon mon copain Fwed qui me l’a communiquée :

La navette spatiale est équipée de deux « boosters », fusées à poudre assurant un surcroît de puissance lors de la phase de décollage.

Ces boosters sont fabriqués par un sous-traitant américain spécialisé dont l’usine est accessible par voie ferrée. Cette voie ferrée traverse des tunnels. Les ingénieurs de la Nasa ont donc tenu compte de la taille des tunnels pour dimensionner en conséquence le diamètre des boosters. Du bon sens !

De quoi dépend la taille de ces tunnels ? Ils sont directement fonction de l’écartement des rails de chemin de fer aux US ! Si l’écartement avait été plus grand, les wagons auraient été plus larges et les dimensions du tunnel auraient été calculées en conséquence !

Qui a défini l’écartement des rails aux US ? Les ingénieurs ferroviaires anglais (pays qui a inventé le chemin de fer), lorsque qu’ils sont venu implanter les premières lignes aux U.S.

Sur quelle base ces ingénieurs ont-ils calculé l’écartement des rails ? Tout simplement en allant voir les fabricants anglais de charriots en leur demandant de fabriquer les premiers wagons.. Les fabricants de chariots leur ont expliqué que le plus simple serait de reprendre l’écartement des roues charrettes parce qu’ils sont équipés en outillage pour cela et ils ont l’habitude de fabriquer des pièces résistantes de ces dimensions.

Qui a défini l’écartement des roues de charrettes ? « Ben … on procède de la sorte depuis des siècles ! » avant que le bitumage des routes ne soit inventé, à cause des ornières des chemins.. Si un fabricant de charrette se mettait en tête de fabriquer des entr’axes de roues plus ou moins larges, il courrait le risque de casser ses roues dans les ornières (les fameuses roues pètent).

Pourquoi les ornières sont-elles écartées de cette largeur et pas d’une autre ? La conquête de l’empire romain s’est faite avec un modèle unique de char ! Petit à petit, les voies romaines ont été crée et utilisées avec ce modèle de char bien conçu ; et les ornières se sont ainsi creusées.

Pourquoi ce modèle de char ? Parce qu’il était stable et manœuvrant pour un char tiré par deux chevaux. Les roues moins écartées et le risque de basculement sous la charge aurait été augmenté et les roues plus écartées auraient défavorisé la maniabilité en virage.

Donc, on peut en déduire ceci : la taille des Boosters de la navette spatiale dépend directement de
la largeur de deux culs de chevaux romains du premier siècle avant Jésus-Christ !!!

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À quoi sert la communication ?

Le 25 novembre 2009 par "Diderot en verres miroirs"

L

a communication politique est un élément qui, à mon sens, a fait évoluer les médias, par le simple fait qu’elle en est constitutive. La construction d’un réseau télévisé en France est concomitante de la communication audiovisuelle. Et ce n’est pas parce que les citoyens se sentent blasés ou regardent moins les émissions politiques qu’autre chose que cette communication politique va s’arrêter. Sur cette constatation, on ne peut s’empêcher de penser que la forme de la communication politique en France a « bavé » sur les autres sujets de communication et leurs formes diverses.

En ce sens, cette vidéo est intéressante. Il s’agit de Mr Louvrier, conseiller de Sarkosy pour la communication et la presse. Il explique son action (et à aucun moment ne parle de conseil, comme c’est amusant!).

La notion d’exactitude se dégage de son discours comme d’une île au milieu du pacifique : assenée, répétée, l’importance de cette mission est telle que le pauvre homme en bafouille. Et, dans les médias, Presse, Télé, Internet, il y a deux sources : (Lire la suite…)

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Doubleurs à tuer

Le 31 août 2009 par "Diderot en verres miroirs"

J

e sais ça n’a rien à voir avec la choucroute, mais bon, on est en vacances, et ça me permet de parler d’une de mes grandes colères : le doublage télé.

Je suis un assez grand fan de séries télé : dans ces petits formats de 1/2 à une heure, ces petites histoires mélangées, ces terrains de jeu pour scénaristes à l’écoute de leur société, on sent un parfum du fameux « monde en mutation perpétuel » dans lequel nous vivons. C’est la façon dont les séries font écouter, en parallèle avec l’histoire elle-même, le pouls de la société qui donne à chacune sa valeur, son intérêt. Ne lisez pas dans mes mots que la société serait le reflet fidèle de la société. En seconde lecture toutefois, les séries télé reflètent les fantasmes et visions des équipes de réalisation, scénaristes, réalisateurs, directeurs artistiques, acteurs actrices, etc.

Je ne vais pas donner de cours sur l’histoire des séries, d’autres sites sont tout aussi intéressants qui parlent des séries, des intérêts qu’on peut y trouver, etc. Je ne suis qu’un amateur, qui a des goûts qui sont ceux du moment et qui s’usent à force de voir toujours les mêmes personnages : le principe de la série, c’est qu’on voit toujours les mêmes têtes sur 20 épisodes, et ça, c’est un peu ce qui me désespère. Ces séries sont aussi très inégales, non seulement du point de vue de la réalisation et du jeu des acteurs, du rythme de la série, du thème abordé et de l’angle pris, du scénario enfin. Les épisodes ont une qualité variable au fil du temps, les scénaristes peuvent ne pas se sentir à l’aise avec le sujet, le réalisateur avec le scénario, et puis ça doit se faire vite, ce qui peut en faire pâtir la qualité, etc.

Mais il y a une chose qui diminue systématiquement la qualité de la série, quant bien même ce serait « Les feux de l’amour » : c’est le doublage en français. (Lire la suite…)

Etude CASS-CHOU : pétons un coup

Le 13 août 2009 par "Diderot en verres miroirs"

R

ions un peu !!

Ma cousine m’a envoyé ce petit plaisir de lecture scientifique visant à créer une blague de toutes pièces qui a le goût de l’étude scientifique, l’odeur d’une étude scientifique, mais qui n’est pas une étude scientifique. Et pour les péotiens, l’angor mésentérique , c’est le mal de bide qui peut conduire … au pet, bien sur.

Ces blagues potaches ont régulièrement cours chez nos amis chercheurs en médecine. Mais ce qui est encore plus amusant, c’est que, malgré que les auteurs aient eu soin d’ajouter à cet article avril et poisson comme mots clefs, ils sont présentés très sérieusement par des moteurs de recherche de publication (http://cat.inist.fr/?aModele=afficheN&cpsidt=9985338 et http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/10337210 par exemple). J’aime !

Stalker : le passeur

Le 12 août 2009 par "Diderot en verres miroirs"

« D

u bonheur pour tout le monde, gratuitement, et que personne ne reparte lésé ! ». Dernière phrase écrite par Boris et Arkadi Strougatski dans leur livre « Pique nique au bord du chemin« , plus communément nommé « Stalker« .

Je referme ce livre les larmes aux yeux, comme à chaque fois,plein de mes rêves d’adolescent, d’envies oubliées, de frustrations refoulées. Ca aurait à voir avec les sciences ? Rien n’est  plus sur. Quoique …

L’adaptation de Andrej Tarkovski, très catholique, et malgré sa beauté formelle fulgurante, m’a toujours paru incomplète, moi l’athée de base. Peut-être les auteurs me parlent-ils de scientifique à scientifique (Arcadi Strougaski est mathématicien et physicien, Boris spécialisé en langues orientales). Ils évitent tout mysticisme facile et ne recherchent qu’à raconter l’homme, son besoin de connaissances, et aussi son incomplétude face aux petites choses qu’il produit. Mais laissez-moi vos raconter … (Lire la suite…)