Citations

la bataille hadopi

La radioactivité sous surveillance …

Le 31 mars 2013 par "Diderot en verres miroirs"

« L

a radioactivité sous surveillance et autres notions de radioprotection » est un ouvrage de Marc Ammerich qui vise, le titre en est suffisamment explicite, à présenter la problématique du nucléaire en utilisant l’angle de la radioprotection : bonne idée, merci.
CouverturepetitformatCa devrait suffire pour arrêter le billet ici, seulement voilà. Même si le programme de ce livre est alléchant, et probablement très intéressant, la radioprotection est aujourd’hui un véritable enjeu de société, car c’est peut-être là où les choix énergétiques nucléaires que nous avons fait il y a bien longtemps pourraient trouver un remède intermédiaire. Or, c’est là le véritable problème, comme partout, on considère que ces postes coutent trop chers, ne sont pas assez valorisés, le travail posté ou même intérimaire est, sinon majoritaire, du moins fortement développé et en bref, les ressources humaines en ce domaine font peur à voir.
Or, et c’est bien là le drame, en se focalisant sur une vue techniciste, et en mesurant les dangers à l’aune de la technique, on en oublie que l’humain est peut être la plus grande source de dangers, s’il n’est pas assez formé, s’il ner connait pas assez bien les procédures, s’il n’a pas assez l’habitude de travailler dans une collectivité qu’il connait, etc. L’exemple de Fukushima, avec le peu de recul qu’on a, semble bien le montrer.
Autrement dit, le passé récent nous le montre bien, le véritable danger peut être vraiment diminué par des orientations quant à l’organisation du travail humain, des orientations qui ont des champs politiques, comme par exemple la mise en commun des savoirs faire, des compétences, des discussions et d’une organisation non pyramidale du travail et des ressources humaines. Là est probablement la plus grande des réflexions à accomplir.
Tenter de résoudre les peurs du nucléaire par un livre explicatif ou pédagogique, c’est une bonne chose, sans aucun doute ! Travailler sur des choix de société au travers de l’homme et de ses responsabilités (pas celle des scientifiques, celle de tout le monde), intégrer les informations relatives au nucléaire dans ce cadre, et politiser (au sens de « la vie dans la cité ») le discours, … ce serait mieux, non ?
J’espère que ce livre va dans ce sens, qu’il n’hésite pas à organiser un discours politique intelligible autour d’un discours scientifique qui dans aucun cas ne pourrait être neutre, ou pourrait s’en targuer.
Donc, une pub sous toutes réserves.

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Une mouette rieuse à l’Université de Strasbourg

Le 16 novembre 2012 par "Diderot en verres miroirs"

U

ne mouette survole a nouvelle université, propose des pistes de questionnement ma fois pertinentes vues du coté des personnels BIATSS (Bibliothécaires, Ingénieurs, Administratifs, techniciens, personnels sociaux et de santé). Je la mets en vision publique, arce que, peu où prou, ces questions se retrouvent dans toutes les Universités, et devraient même s’ouvrir à d’autres lieux démocratiques. Ne voici la citation in extenso, telle qu’elle nous a été communiquée (nous, c’est à dire les personnels enseignants de l’Université de Strasbourg).

«

La mouette rieuse N°2

Des incidents, indépendants de notre volonté, ont retardé la publication de ce numéro, nous présentons nos excuses à nos abonnés et la mouette rieuse, solidarité animale oblige tient à exprimer son soutien au nounours maltraité de toutes parts.

Puisqu’il est beaucoup question de démocratie universitaire pendant cette campagne qu’il nous soit permis d’apporter notre réflexion.

L’Université fonctionne selon un modèle de démocratie aménagée : un homme-une voix, certes, mais chacune n’a pas le même poids. En effet, presque 3000 BIATSS ne seront représentés que par trois élus. Dure est la loi mais c’est la loi !!! (Lire la suite…)

L’honnêteté académique

Le 11 novembre 2012 par "Diderot en verres miroirs"

O

n se dit qu’en religion plus qu’ailleurs, l’honnêteté devrait primer sur tout le reste. Ok, mais qu’en est-il de la théologie, science qui étudie les religions, sans pour autant en épouser une thèse au dépens d’une autre, dont l’objet est de construire un corpus de savoir comme toute autre pratique scientifique ?

On imagine bien que comme dans toute autre discipline, crapotages diverses, directions mal assumées, promotions dites « par le haut » (c’est-à-dire se débarasser d’une personne incompétente en lui proposant une promotion qu’il ne saurait refuser), soumission à des choix politiques douteux, j’en passe et des meilleures font partie du dur chemin que chaque enseignant-chercheur subit durant sa carrière. Et aussi de chaque structure universitaire ou institution de recherche sur cette terre. Mais l’omerta est ici toujours amusante à constater, personne ne voudrait parler de cela, et je vous rappelle que si j’agis à couvert, c’est parce que je suis jeune, en bonne santé, et que je veux continuer parler dans une relative liberté, mais la plus importante possible.

Et bien, en théologie comme ailleurs, les pratiques les plus douteuses existent comme partout ailleurs ! Qui s’en étonnerait ? Il y a dans la structuration même de l’Université et dans son historique et conservatrice culture tous les éléments qui permettent à ces pratiques de perdurer. Mais, ô surprise, (Lire la suite…)

Le Métronome clique t’il droit ?

Le 20 mai 2012 par "Diderot en verres miroirs"

B

on ben c’est sur : la télé n’est pas lieu de savoir. Il n’est pas nécessaire d’avoir fait des études pour s’en rendre compte. Par principe, cette télé, qu’elle ait une volonté pédagogique ou non, n’est pas lieu de construction de savoir, mais de représentation : en l’état, l’image filmée, ce n’est pas la réalité. Sauf que … on finit par l’oublier, on fait parfois des erreurs d’appréciation, on confond ce qui est représenté de ce qui existe. La télé a quelque chose de fascinant, et c’est surement pour ça qu’il faudrait apprendre à la regarder : le réalisateur produit un effet de réel, et celui-ci doit pouvoir conduire à une confusion sur le réel.
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De la marge d’erreur des sondages comme argument marketing

Le 03 avril 2012 par "Diderot en verres miroirs"

C’

est la mode en ce moment dans les médias : les sondages, sencézs représenter nos intentions de vote, nous narrent semaine après semaine pou qui la population française compte voter. Outre le fait qu’ils sont fluctuants, à l’image de nos opinions (jusque là, rien que de très normal), outre qu’ils ne représentent que nos intentions de vote, mais pas nos opinions politiques réelles (en avons nous réellement, au delà de nos petites velléités corporatistes, personnelles, familiales, et je veux avoir un emploi et le gouvernement s’y prend mal, mais ce candidat à la présidence s’y prendrait encore moins, bien, … et quelles que soient nos problèmes personnels), mais nos opinions médiatisées, celles même que nous nous créons sur la base de la lecture des médias.

Ce balancement bien compréhensible, entre notre responsabilité personnelle d’électeur, et notre vision d’ »homo mediaticus » influençable à merci, pensons nous, est bien représenté par ces mesures d’opinions : ce sont des opinions, mais pas de s choix. Ces agences de mesure de l’opinion font oublier cette chose pourtant évidente dans une démocratie : le votre de chacun, c’est une responsabilité, et pas juste une chose qu’on demanderait à faire un ou deux jours par an. On pourrait également critiquer le choix des questions proposées aux sondés, du genre « êtes vous pour ceux qui se disent pour ou contre ceux qui se disent contre ? » et autres billevesées, justifiées uniquement par d’autres disciplines comme la psychologie des masses par exemple. L’objectif de ces questions est de cerner au mieux une opinion qui reflèterait au mieux les intentions réelles de vote. Et ces sondages sont vendus aux commanditaires, de façon tout aussi évidente sur la base d’une véridicité, dont les preuves sont leur réussite apparente. On en oublierait presque les fondements de la statistique :l’existence de marges d’erreur. (Lire la suite…)

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